Richard Désilets lance son sixième CD Fragments de parcours.  On retrouve sur cet album quelques-unes de ses premières oeuvres composées entre 1982 et 1986. Il s’agit d’Eurêka, et d’Amour contemporain pour piano. Entre-deux pour piano et flûte. Il faut regarder les étoiles pour deux pianos et Détour pour piano, flûte et violoncelle. Aussi, pour la première fois sur disque vous entendrez l’interprétation de la Suite kaléidoscopique pour piano joué par le compositeur.


Ardeurs enthousiastes, extravagances et imagination sonore sont au rendez-vous de ce nouvel album qui sonde les profondeurs de l’âme humaine.


Richard Désilets est un libre compositeur. Il s’inscrit dans une démarche de composition qui se veut unique et authentique et en assume toutes les conséquences. Claviériste de formation, son instrument principal est maintenant l’ordinateur et ses outils informatiques.

Musique © Richard Désilets, SOCAN 2009

1- Suite kaléidoscopique #1         1:59

2- Suite kaléidoscopique #2         1:52

3- Suite kaléidoscopique #3         2:00

4- Suite kaléidoscopique #4         2:19

5- Suite kaléidoscopique #5         2:05

6- Détour section 1                       4:28

7- Détour section 2                       5:07

8- Détour section 3                       3:48

9- Eurêka                                      3:49

10- Entre-deux                              5:38

11- Amour contemporain 1           4:16

12- Amour contemporain 2           2:59

13- Amour contemporain 3           3:27

14- Il faut regarder les étoiles 1    4:52

15- Il faut regarder les étoiles 2    2:32

16- Il faut regarder les étoiles 3    3:26

17- Il faut regarder les étoiles 4    3:50

Richard Désilets is launching his sixth album Fragments de parcours. On this album you will listen to some of his earlier works composes between 1982 and 1986. It is about Eurêka and Amour contemporain for piano. Entre-deux  for piano and flute. Il faut regarder les étoiles for two pianos and  Détour for piano, flute and cello. Also, for the first time on a Cd we can enjoy the interpretation of the Suite kaleidoscopic for piano by the composer and pianist Richard Désilets.


Enthusiasm, extravaganza and fantasy are part of this album which explores the profoundness of human soul.

Piano : Richard Désilets

Flûte :  Ircam solo instruments samples joués par Catherine Bowie.

Violoncelle : Ircam solo instruments samples joués par Antoine Ladrette.

Graphisme : Johanne Lemaire

Musique : © Richard Désilets, SOCAN 2009

Vous écoutez

Détour 3

DÉTOUR (1985)


À l’époque des détournements d’avions, de fonds, de concours et de mineurs; un compositeur peut bien s’autoriser un détournement de style.

DÉTOUR (mélange de romantisme et de minimalisme) m’apparait maintenant comme le point de départ d’une nouvelle recherche sur la musique dite ¨tonale¨.


DÉTOUR est une oeuvre d'inspiration répétitive et  balinaise qui se développe autour d'un agrégat de notes qui explore la couleur tonale d'un accord de 13e majeur, que l’on retrouve dans différents renversements ainsi que dans différentes transpositions. La partie mélodique est l’application horizontale de cette masse verticale.  Les rythmes sont une résultante directe de cet agrégat agencé avec une libre imagination.


Première représentation lors d'un concert de la S.M.C.Q., le 29 janvier 1987, par l'ensemble Daedaleus. Ce concert fut enregistré par Radio-Canada et diffusé le 8 février 1987. Deuxième représentation, le 3 août 1987 au Banff Center School of Fine Arts.  Au piano, Barbara Pritchard à la flûte Béatrice Castro et au violoncelle Andre O'Neil.


ENTRE-DEUX  (1982)

Musique intimiste, dialogue entre deux personnages représentés ici par la flûte et le piano. D’influence sérielle, cette oeuvre a été composée en décembre 1982,


Amour contemporain (1983)


Amour contemporain est une oeuvre pour piano en trois mouvements : rapide, modéré, très rapide. D’influence sérielle, cette musique se dirige néanmoins vers une mélodie et une rythmique répétitives.




IL FAUT REGARDER LES ÉTOILES  (pour deux grands pianos à queue noirs, 1986).

Texte : Kimélaine Gosslin


Il ne faut pas croire à ce que racontent, tard le soir, les réverbères accrochés à leur lueur. Chaque ombre qu’ils projettent ressemble à autant de marionnettes, de cruels pantins.


Et perdus sur les trottoirs fugaces, deux passants deviennent acrobates pour ne pas se livrer aux stratégies ténébreuses de leurs fantasmes.


Il ne faut pas croire à la lumière des réverbères lorsque la nuit se vautre sur nos corps. Il faut regarder les étoiles